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C.97-8° IAS 2015- Victoire des lobbys pharmaceutiques-le traitement antiretroviral à vie pour tous! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Dr Adrien Caprani   
Samedi, 15 Août 2015 14:08
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La dernière conférence de l’international AIDS Society(IAS), sur la pathogénèse du HIV, ses traitements et sa prévention s’est tenue à Vancouver (Canada)  du 19 au 22 Juillet 2015. Elle    a réuni plus de 6000 participants mais est devenue au fil des années une foire mercantile( sponsorisée par les laboratoires) ayant pour but quasiment exclusif  la promotion, avec des arguments contestables, de traitements toujours  toxiques et de plus étendus  à des populations de plus en plus nombreuses pour qui l’utilité est loin d’être démontrée.

L’ensemble des informations présentées dans cette conférence se trouvent sur le site

Abstracts : http://www.ias2015.org/WebContent/File/IAS_2015__MED2.pdf

Une quantité impressionnante d’informations au niveau fondamental, clinique, prévention et social, ont été fournies. Malheureusement, rien   d’essentiel au niveau de l’attente des patients : vaccin préventifs ou thérapeutiques validés, voies efficaces  d’éradication ou de réduction des réservoirs, traitements non toxiques,…. n’a  été apporté.

Rappelons pour mémoire que la prise d’antiviraux à long terme peut  provoquer des désordres métaboliques(anomalies lipidiques, diabète), des  toxicités hépatique, rénale, cardiaque, induire des problèmes osseux, des neuropathies périphériques et même des problèmes de libido (troubles érectiles). Ces effets indésirables des antiviraux pouvant conduire à des pathologies graves et à des décès, le patient doit en être informé honnêtement et ne pas subir un matraquage médiatique afin de  choisir et accepter librement un traitement.

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) a été l’un des principaux sujets de discussion à l’ IAS 2015: Comment la prendre, qui devrait pouvoir la prendre et quand sera-t’elle disponible?Trois études présentées  montrent que pour certaines personnes, dans certains contextes, une utilisation moins fréquente de la PrEP, avec des doses déterminées en fonction de l’activité sexuelle, était réalisable, et qu’un nombre élevé de rapports sexuels restaient protégés par la PrEP. Ceci pourrait offrir aux individus qui veulent utiliser la PrEP, et à leurs médecins, des options supplémentaires, leur permettant ainsi de trouver une façon de prendre la PrEP qui leur convienne mieux.

Cependant notre association «  Positifs » ne souhaite pas que cette prévention qui est très marginale, devienne majoritaire, sauf peut-être sur des groupes à très fort risque, tels les prostitué(e)s. Nous maintenons que la seule prévention, sure, facile  à mettre en œuvre et d’un coût dérisoire( qui devrait être gratuite)est le préservatif, qui malheureusement ne fait pas suffisamment l’objet de campagnes de promotion par les systèmes de santé nationaux. La PrEP ne servira si elle s’impose à une majorité qu’à engraisser un peu plus les lobbys au détriment de la santé des utilisateurs qui consommeront à long terme  des produits toxiques et en spoliant encore un peu plus les systèmes de couverture médicale exsangue.

Une étude,encore au service des lobbys pharmaceutiques, présentée par Myron Cohen, a montré que  le partenaire d’un patient séropositif, ayant une charge virale indétectable évite la transmission s’il utilise une PrEP, alors que l’on sait depuis plus de 10 ans qu’un séropositif ayant une charge virale indétectable n’est pas contaminant !!La PrEP dans ce cas est inutile et criminelle pour les partenaires séronégatifs d’autant que le préservatif peut être utilisé en toute occasion.

Nous considérons que la meilleure manière de stopper la transmission est de tester de manière autoritaire l’ensemble de la population puisque plus de 50% des séropositifs ignorent leur statut et constituent ainsi le vecteur majeur de transmission, de rendre le préservatif gratuit, et de responsabiliser les séropositifs.

L’étude START considère apporter des preuves « définitives » sur les avantages du traitement précoce ?

Rappelons pour mémoire que le seuil de démarrage d’un traitement antiviral a été depuis 20 ans, sous la pression des lobbys pharmaceutiques, et d’expérimentateurs d’essais complaisants,  systématiquement relevé, passant de 200, où les risques d’infections opportunistes sont très minimes, à 350, puis 500 et aujourd’hui   à l’annonce de la séropositivité(avec des valeurs normales dans la gamme 500-1000).

Soulignons de plus que le démarrage immédiat d’un traitement, impose à des patients qui pourraient être non progresseurs, mais non identifiés, de  subir pendant de longues années(5, 10 ans parfois plus) l’agression de traitements toxiques avec leur cortège d’effets indésirables. Pour la majorité des patients, le démarrage d’un traitement à 300-350 CD4, permet avec un risque négligeable de vivre plusieurs années sans  la contrainte d’un traitement journalier  et d’attendre sereinement l’arrivée de traitements moins toxiques et non journaliers( qui sont possible aujourdhui depuis les travaux du J.Leibowitch, père des trithérapies, mais ne sont pas scandaleusement  mis en oeuvre ) ou d’un traitement d’éradication.

Selon les résultats très attendus de l’étude START, les risques de maladies ou de décès sont notablement moins élevés chez les personnes qui commencent le traitement antirétroviral dès leur diagnostic, lorsque leur taux de cellules CD4 est encore élevé, plutôt que d’attendre jusqu’à ce qu’il chute en dessous de 350 cellules/mm3. Les derniers résultats de l’étude ont été présentés au congrès de l’IAS 2015 et ont été publiés en même temps dans le tirage précoce du Journal américain « New England Journal of Medicine » daté du 20 Juillet 2015.

Positifs ne partage pas les convictions des auteurs de l’étude sur le bien fondé d’un traitement précoce. En effet l’essai START est une étude statistique portant sur 4685 patients pour un suivi de 3 ans. Or rappelons pour les non initiés que plus une étude porte sur le grand nombre plus il est facile de démontrer ce que l’on souhaite . Cet essai multicentrique réalisé dans 35 pays et financé par le NIH americain avec un budget colossal dont les résultats ont été repris et recommandés, sans analyse critique par l’OMS et l’ONUSIDA, montrent la collusion NIH, lobbys pharmaceutiques, OMS, ONUSIDA.

Globalement au bout de 3 ans, si l’on considère les évenements non serieux et serieux liés au HIV ainsi que les décès on a 1,8% des patients dans le groupe précoce et 4,1% dans le groupe différé ce qui représente une réduction de 57%. Les évènements les plus fréquents étant la tuberculose et les cancers. Ces forts pourcentages d’évènements pour des patients ayant encore une immunité bien conservée, nous parait suspect et jette le doute sur les conclusions de l’étude START

Si l’on considère honnête l’étude START et que l’on reprend dans le détail les résultats de l’essai, on s’aperçoit qu’il n’y a pas de différence significative sur le nombre de décès(12 et 21 respectivement).Même si les raisons de ces décès ne sont pas explicités, il nous semble surprenant qu’en dehors des suicides et accidents divers, on puisse encore décéder aujourd’hui du HIV compte tenu de l’arsenal thérapeutique existant. Ces décès signent plutôt un mauvais suivi des patients et de mauvaises stratégies thérapeutiques.

Concernant les pathologies tumorales on a observé 0,20 cas/100 patients/an dans le groupe précoce et  0,56 cas/ 100patients/an dans le groupe différé, mais la différence n’est significative qu’après un an. Pour le sarcome de Kaposi on a 11 cas dans le groupe différé et 1 dans le groupe précoce. Ces chiffres nous paraissent surestimés par rapport à l’ensemble des données déjà publiées pour des patients HIV+ ayant encore une immunité bien conservée( CD4>350).

Concernant les accidents cardiovasculaires sérieux il n’existe pas de différence significative entre les 2 groupes(14 et 12 cas).

En résumé, même en supposant que cette étude n’ait pas été trafiquée, seul le patient bien informé est habilité à décider s’il souhaite ou non  démarrer un traitement antiviral dès qu’il connait sa séropositivité, alors qu’il a des CD4 élevés et normaux (600-1000) et une faible charge virale, en prenant un  risque  de 5,6/1000par an au lieu de 2/1000 par an de contracter une pathologie tumorale.

Soulignons que le seul intérêt pour la collectivité d’un traitement précoce est  l’absence de contamination des partenaires,  dès que la charge virale devient inférieure à 1000copies alors que l’utilisation du préservatif a le même effet mais avec un coût dérisoire et sans toxicité. Par ailleurs, il nous parait indécent de vouloir traiter des patients qui n’ont pas vraiment besoin, alors que l’on ne dispose pas des moyens financiers pour traiter les dizaines de millions de séropositifs de par le monde qui on en vraiment besoin !

Concernant l’éradication,  Asier Saez-Cirion a présenté le cas d’une jeune fille qui avait été infectée à la naissance et qui avait été immédiatement traitée avec un traitement antirétroviral quand elle était enfant. Elle n’a pas pris de traitement antirétroviral pendant douze ans, depuis l’âge de six ans, avec une charge virale bien en dessous des limites de détectabilité des tests de norme. Les personnes dans ce type de situation inhabituelle (également appelés contrôleurs post-traitement), représentent un modèle de guérison fonctionnelle, un des objectifs de la recherche sur le traitement. Il nous apparait indécent qu’un tel cas soit présenté comme un modèle utile dans la recherche de la guérison, alors que la guérison non seulement fonctionnelle mais réelle existe déjà. Elle   à été apportée il y a déjà deux ans par le Dr Prakask(  voir sur ce site C.92- Révolution occultée dans l’éradication du virus HIV- le traitement du Dr Prakash) qui a  un recul de 5 ans sur certains  patients.  Ces travaux connus par nos autorités scientifiques( F.Barré-Sinoussi, Luc Montagnier, C.Katlama, JF Delfraissy…), sont superbement occultées. Il est lamentable et criminel que le Dr  Prakask n’ait pas été l’invité d’honneur de cette conférence !

Parmi les très nombreux travaux présentés citons :

–l’association des long terme non progresseurs et l’alteration du métabolisme du cholesterol(MOPEA013 G.Rappocciolo et al)

-les anticorps contre le motif 3S de la gp41 protège de la chute des CD4(MOPEA014-V. Vieillard et al). Indiquons que le vaccin thérapeutique VAC-3S, dont C.Katlama est l’une des responsables !, est basé sur ce résultat. - IPROTECT1 ESSAI MULTICENTRIQUE EUROPEEN 6 VACCIN THERAPEUTIQUE-  VAC-3S Testé sur des patients ayant une charge virale indétectable, il montre après 12 semaines   une augmentation du rapport CD4/CD8 de 0,48au départ à 0,49 ou 0,57 selon la dose injectée.

-Déficit en Zn et HIV– Déficit en Zn chez HIV+ et réaction inflammatoire. Corrélation inverse entre CRP et concentration en Zn. Intérêt d’une supplémentation( MOPEB184-  K.C Poudel et al)

-intérêt d’une supplémentation en lactobacillus casei (TUPEB295- H. Ichimura et al). L’effet   de lactobacillus casei, souche Shirota a été testé sur 60 enfants : 31 sans HAART et 29 sous HAART pendant 8 semaines ainsi que 20HIV-. CD4 et CXCR3CCR6-CD4+ augmente de manière significative ainsi que le pourcentage de CD4 dans les 3 groupes .L’activation desCD8+ décroit très fortement chez les HIV+ sans HAART et faiblement chez les HIV-. La charge virale  décroit faiblement mais de manière significative dans le groupe sans HAART .La concentration de lactobacillus et de bifidobacterium augmente de manière significative dans les selles. Il pourrait être recommandé de supplémenter en lactobacillus casei pour les séropositifs pour lesquels les CD4 plafonnent à un niveau insuffisant, mais également pour accélerer  la chute de la charge virale.

-La doravirine, un nouvel INNTI est aussi efficace que l'efavirenz mais avec moins d'effets secondaires

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Mise à jour le Mardi, 08 Septembre 2015 18:38
 
C.96-PROSTATE CANCER AND CADMIUM : A SILENT INODORE TOXIC PENETRATING BY INHALATION. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par TRAN Guy Mong Ky   
Samedi, 13 Juin 2015 21:10
Poster présenté à 

Association de la Recherche contre les Tumeurs de la Prostate ARTP 2014, 19 November, Paris Palais des Congrès

 

                                                                                                                   Results

Most important, as Cadmium half-life is as long as 30 years (Leblanc JC, 2006), it is not eliminated spontaneously and accumulates in the prostate with time, which corresponds to an increased PK risk with age. Cadmium vapours, even in the solid state, penetrate insidiously, are odorless and tasteless. Molluscs (mussels, oysters), crustaceans organism. Tobacco contains Cadmium, [but also dioxine TCDD (→ Ha-Ras mutations), nitrosamines (→ Ki-Ras mutations)]. The Hazard Ratio for PK specific mortality is 1.82 if the patient smokes (Kenfield SA, 2011). Occupational studies show a correlation with the professional work in contact with Cadmium (Kjellstrom T, 1979, in Sweden).

                                                                                                              C-Myc oncogen

Cadmium increases the oncogene c-Myc in renal (Tang N, 1991) and RWPE-1 prostatic cells (Achanzar WE, 2000). C-Myc stimulates telomerase promoter  (high levels in PK). C-Myc up-regulates the androgen receptor messenger RNA (Grad J, 1999). Myc confers androgen-independent prostate cancer cell growth (Bernard D, 2003; Kokontis J, 1994).  C-myc transgenic mice develop prostatic intra-epithelial neoplasia (Zhang X, 2000).

Loss Of Heterozygosity (LOH) of Bin-1(Bridging integrator 1) located at chromosome 2q14, an anti-Myc tumor suppressor is found in 42% of KP, in metastatic tumors and androgen-independent tumor cell lines (Ge K, 2000; Sakamuro D, 1996; Schmidt EV ). Subjects with Bin-1 LOH are likely to be more vulnerable to Cadmium oncogenicity.
                                                                                                            Conclusion

Cadmium is a risk factor in a PK subgroup; 3 high-quality studies of toenail selenium and PK risk indicated a reduction in PK risk (Relative Risk = 0.29) with a toenail selenium concentration 0.85-0.94 μg/g (Hurst R, 2012).

TheUS Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial (SELECT) showed that a long term supranutritional supplemental dose of selenomethionine (200 μg/d) in a selenium-replete population did not significantly reduce the risk of developing prostate cancer. However no data on the cadmium level were presented (Lippman SM, 2009).

ALA, thioctic acid) are Cadmium chelators (El-Maraghy SA,2011). Some soils are rich in Cadmium: in the surrounding area of discharges, gold mines (Orbiel valley, where snails have a Cadmium level 30 times the normal value), dams funds (Sauviat); professionally, workers at risk are those of Cadmium-Nickel battery (Sahmoun AE, 2005), anti-corrosion coating, plastic paints, luminescent materials, metalworking (INRS toxicological card, 1992).

A systematic study of toenail Cadmium levels by graphite-furnace atomic absorption spectrometer is advocated in PK. For this subgroup, Cadmium chelation by Selenium (+ vitamine E) and ALA is logical. Heavy metal detoxification by parsley, coriander, garlic (allium ursinum) may be useful (Willem JP, 2014).


                                                                                                                          Bibliography

Achanzar WE et al. Cadmium induces c-myc, p53, and c-jun expression in normal human prostate epithelial cells as a prelude to apoptosis. Toxicol Appl Pharmacol 2000, 164: 291-300. Bernard D et al. Myc confers androgen-independent prostate cancer cell growth. J Clin Invest 2003, 112: 1724-31. Bryś M et al. Zinc and cadmium analysis in human prostate neoplasms. Biol Trace Elem Res 1997, 59:145-52. Ekman P. Genetic and environmental factors in prostate cancer genesis: identifying high-risk cohorts. Eur Urol 1999, 35: 362-9. El-Maraghy SA, Nassar NN. Modulatory effects of lipoic acid and selenium against cadmium-induced biochemical alterations in testicular steroidogenesis. J Biochem Mol Toxicol 2011, 25: 15-25.     Ge K et al. Loss of heterozygosity and tumor suppressor activity of Bin1 in prostate carcinoma. Int J Cancer 2000, 86: 155-61.  Goyer RA, Liu J, Waalkes MP. Cadmium and cancer of prostate and testis. Biometals 2004,17: 555-8.   Grad JM et al. Multiple androgen response elements and a Myc consensus site in the androgen receptor (AR) coding region are involved in androgen-mediated up-regulation of AR messenger RNA. Mol Endocrinol 1999, 13: 1896-911. Hurst R et al. Selenium and prostate cancer: systematic review and meta-analysis. Am J Clin Nutr 2012, 96:111-22.      Julin B et al. Dietary cadmium exposure and prostate cancer incidence: a population-based prospective cohort study. Br J Cancer 2012, 107: 895-900. INRS toxicological card, 1992   Kenfield SA et al. Smoking and prostate cancer survival and recurrence. JAMA 2011, 305: 2548-55.     Kjellström T et al. Mortality and cancer morbidity among cadmium-exposed workers. Environ Health Perspect 1979, 28:199-204.  Kokontis J. Increased androgen receptor activity and altered c-myc expression in prostate cancer cells after long term androgen deprivation. Cancer Res 1994, 54: 1566–73           Leblanc JC et al. CALIPSO. Etude des consommations alimentaires de produits de la mer et imprégnation aux éléments traces, polluants et oméga 3 . Rapport d'étude Afssa, Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, INRA . 2006 Oct, 106 p. Lippman SM. Effect of selenium and vitamin E on risk of prostate cancer and other cancers: the Selenium and Vitamin E Cancer Prevention Trial (SELECT). JAMA. 2009, 301:39-51.    Morganti G et al. [Clinico-statistical and genetic research on neoplasms of the prostate]. Acta Genet Stat Med 1956-1957, 6: 304-5. French.   Ogunlewe JO, Osegbe DN. Zinc and cadmium concentrations in indigenous blacks with normal, hypertrophic, and malignant prostate. Cancer 1989, 63:1388-92.    Sahmoun AE et al. Cadmium and prostate cancer: a critical epidemiologic analysis. Cancer Invest 2005, 23: 256-63. Sakamuro D et al. BIN1 is a novel MYC-interacting protein with features of a tumour suppressor. Nat Genet 1996,14: 69-77.    Sanchez Garcia A et al. Geochemical prospection of cadmium in a high incidence area of prostate cancer, Sierra de Gata, Salamanca, Spain. Sci Total Environ 1992,116: 243-51.    Schmidt EV.  MYC family ties. Nat Genet 1996, 14: 8-10. Schöpfer J. Selenium and cadmium levels and ratios in prostates, livers, and kidneys of nonsmokers and smokers. Biol Trace Elem Res. 2010,134:180-7.    Tang N, Enger MD. Cadmium induces hypertrophy accompanied by increased myc mRNA accumulation in NRK-49F cells. Cell Biol Toxicol 1991, 7: 401-11.     Tang N, Clapper JA, Enger MD. Cd++ inhibits EGF induced DNA synthesis but not EGF induced myc mRNA accumulation in serum starved NRK-49F cells. Cell Biol Toxicol 1991, 7: 35-47.    Vinceti M et al. Case-control study of toenail cadmium and prostate cancer risk in Italy. Sci Total Environ 2007, 373: 77-81.     Waalkes MP et al. Carcinogenic effects of cadmium in the noble (NBL/Cr) rat: induction of pituitary, testicular, and injection site tumors and intraepithelial proliferative lesions of the dorsolateral prostate. Toxicol Sci 1999, 52: 154-61.   West DW et al. Adult dietary intake and prostate cancer risk in Utah: a case-control study with special emphasis on aggressive tumors. Cancer Causes Control 1991, 2: 85-94. Willem Jean-Pierre. Les dégâts des métaux lourds. Sept 2014  (Guy Trédaniel Ed.) 268 pages.     Yoshizawa K. Study of prediagnostic selenium level in toenails and the risk of advanced prostate cancer. J Natl Cancer Inst 1998, 90: 1219-24.   Zhang X et al. Prostatic neoplasia in transgenic mice with prostate-directed overexpression of the c-myc oncoprotein. Prostate 2000, 43: 278-85

Mise à jour le Samedi, 13 Juin 2015 21:11
 
C.95- PROSTATIC CANCER OF VIRAL ORIGIN: HOMOLOGY OF HUMAN ONCOGENIC PAPILLOMAVIRUS (HPV) L1 WITH NU PDF Imprimer Envoyer
Écrit par TRAN Guy Mong Ky   
Samedi, 13 Juin 2015 11:07

 

PROSTATIC CANCER OF VIRAL ORIGIN: HOMOLOGY OF HUMAN ONCOGENIC PAPILLOMAVIRUS (HPV) L1 WITH NUCLEOPHOSMIN (NPM1), A CONTROLLER OF ANDROGEN RECEPTOR TRANSCRIPTION

Association de la Recherche contre les Tumeurs de la Prostate ARTP 2014, 19 November, Paris

 

 

Background: We showed previously that HPV contained Prostatic Cancer (PC) related oncogenic proteins:

1°) HPV E2 (51-112) is homologous to an Epidermal Growth Factor (Tran MKG, 1997).

2°) E1 to PTEN, E6  and L1 to the c-Myc inhibitor Bin-1 (Bridging integrator 1 or amphiphysin II), a tumor suppressor deleted in 42% of PC (Tran GMK, 2008).

3°) HPV-18 E2 mimics Osteoprotegerin and ParaTHormone related Protein (PTHrP) active site (explaining bone metastasis). Anwar K (1992) found 80% HPV-18 in metastatic PC in Japan. Our meta-analysis concluded to a frequency of about 30%-40% (21-80%) oncogenic HPV (-16, -18, -33) in PC (EuroConf Cancer Pasteur Inst, 2004). The most important point is the PCR (E6 primer and fresh tissue); L1 primer and formalin-fixed, paraffin-embedded yielded negative results. For example, Terris MK (1997) obtained 21% positivity with E6 and 0% with L1 primer, in the same patients. Recent results confirm that use of paraffin-embedded tissues (Groom HCT, 2012; Ghasemian E, 2013) or L1 primer (Sylvestre RV, 2009) or both (13/104 versus 8/104 Aghakhani A, 2011) were unsuccessful.  Positive results were reported (in 10.5% Jalilvand S, 2014; worse overal survival, Pascale M, 2013).

Noda S (1975) described papillomavirus-like particles in electron microscopy of prostate cancer tissue. Whitaker NJ (2013) found koilocytes in HPV-18 infected prostate cancer.

Our aim is to link HPV to Androgen Receptor (AR). Another hormonal cancer linked to virus is breast cancer, as the virus integration site is Aromatase, the estrogen synthetizing enzyme (Tekmal RR, 1995).

Methods: Amino Acid (AA) sequence comparison between HPV (Lowe J, 2008) and  NPM1 (nucleophosmin), which controls AR transcriptional activity by promoting S-phase entry and hyperproliferation (cyclin switch D1 to E1 and p27kip1 loss) (Boudra R, ARTP 2013). Clinically, high p27kip1 is a correlate of better survival after prostatectomy at 5 years.

 

Results: HPV L1 chimera (types 16, 18, 31, 33, 44, 56, 66, 115) [type-16, AA 167-219] is homologous to NPM1 chimera (human, duck, alligator, sheep, rhinoceros, turtle,…)[AA 1-48]

NPM1 MEDSMDMDSMQPLRPQMFLFGC- - - SGAHWARISPCSLLGGFFAGCELKSD

HPV L1 VEDSMDV – SMDPKQIQMFLI GCKPPTGEHWAR-SPCSPVG- --AGDCELKSD

 Conclusion: Anti-androgen escape may be explained by AR mutations, but also in a PC subset (about perhaps 30%-40%, depending on the number of HPV serotypes screened) by a viral infection (oncogenic HPV), as HPV L1 is a viral NPM1 mimetic, enhancing AR transcriptional activity and inducing lethal p27kip1 loss. Japanese mushroom Shiitake is a non toxic and highly efficient anti-HPV (Smith JA, 2014). Indole 3 carbinol from cruciferous vegetables (Brussels sprouts, broccoli) are efficient against HPV-16 by viral transcription inhibition (Bradlow HL, 1999; Rieck GC, 2006). Anti-cancer drugs discovered by HPV-18 infected KB cells screening (Perdue RE Jr, 1982) may act, by serenpidity, as anti-HPV: Taxol (Paclitaxel, Docetaxel, Cabazitaxel), topotecan, Vinca Alkaloids (Vinorelbine, Vinflunine) . HPV vaccination of young men could protect against PC.

Bibliography Aghakhani A. Scand J Infect Dis 2011, 43: 64-9.Anwar K et al. Presence of ras oncogene mutations and human papillomavirus DNA in human prostate carcinomas. Cancer Res 1992, 52: 5991-6.          Boudra R et al. Nucleophosmin overexpression down-regulates p27Kip1 and induces hyperproliferation in the prostate gland of transgenic mice. ARTP 2013.  Bradlow HL. Multifunctional aspects of the action of indole-3-carbinol as an antitumor agent. Ann N Y Acad Sci 1999, 889: 204-13. Review. De Villiers EM. Breast Cancer Res 2005, 7: R1-R11  Ghasemian E. Asian Pacific J Cancer Prev 14: 3305-8 Groom HCT. PLoS ONE 2012, 7(3): e34221.  Jalilvand S. Asian Pac J Cancer Prev 15 (17), 7029-35   Lowe J et al. Evolutionary and structural analyses of alpha-papillomavirus capsid proteins yields novel insights into L2 structure and interaction with L1. Virol J 2008, 5: 150.  Noda S. The Kurume Med J 1975, 22: 261-8 Pascale M Disease Markers 2013, 35: 607–13  Perdue RE Jr. KB cell culture I. Role in discovery of antitumor agents from higher plants. J Nat Prod 1982, 45: 418-26.  Rieck GC. Mol Nutr Food Res 2006, 52: 105-13. Smith JA et al. Evaluation of active hexose correlated compound (AHCC) for the eradication of HPV infections in women with HPV positive Pap smears. Int Conf  Soc Integrative Oncology, Houston, Oct 28, 2014.    Tekmal RR, Durgam VR. The overexpression of int-5/Aromatase, a novel MMTV integration locus gene, is responsible for D2 mammary tumor cell proliferation. Cancer Lett 1995, 88: 147-55.  Terris MK Urology 1997, 50: 150-6.  Tran GMK et al. Role of human papillomavirus type 18 in a subgroup of prostatic cancer with bone metastases: Its protein E2 contains the osteoprotegerin active site. EuroConf. Cancer, Pasteur Institute, Jan 15-16 2004, Paris. (Free on: Positifs.org C.53) Tran MKG et al. Human papillomavirus (HPV) E2 protein contains a chimera of epidermal growth factor (EGF) and EGF family mitogens: Heregulin and tumor growth factor. 6th Europ Conf Clin Aspects Treatment HIV infection, Hamburg, Germany, Oct 11-15,1997: P474.   Tran GMK et al. Cancer de la prostate métastatique: Le suppresseur de tumeur Bin1, inhibiteur de c-Myc, est homologue aux protéines E6 et L1 des papillomavirus humains oncogènes et PTEN à la protéine E1. Bull Cancer 2008, 95: 592. P33.  Whitaker NJ. Prostate 2013, 73: 236-41

 

 


Mise à jour le Samedi, 13 Juin 2015 11:08
 
La mafia du médicament PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean-Marc Dupuis   
Lundi, 08 Juin 2015 20:24

La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis
est un service d'information gratuit sur la santé, la nutrition et le bien-être.

Chère lectrice, cher lecteur,

Le pharmacien lanceur d'alerte Serge Rader diffuse actuellement un important message qui concerne votre porte-monnaie autant que votre santé.

Je le relaye car il est largement occulté par les médias, à un point qui ne peut que faire peser sur eux les plus graves soupçons.

Soupçon de collusion avec l'industrie pharmaceutique. Mais aussi soupçon de plus en plus pénible qu'existe à la tête de nos institutions un système politico-mafieux qui exploite notre santé.

Les génériques sont 30 % plus chers en France

Serge Rader affirme avoir réalisé une enquête comparative sur le prix des médicaments en France et en Italie qui lui a permis d'établir que les génériques sont en moyenne 30 % plus chers en France, avec des pics à 100 % pour des antihypertenseurs, pour des antibiotiques et autres produits pour la prostate [1].

Sachant que le marché français des génériques représente 5,3 milliards d'euros par an [2], un surcoût de 30 % représente 1,3 milliard d'euros de trop-payé.

Ce trop-payé, financé par les cotisations-maladie des travailleurs français, finirait dans la poche d'individus qui ne peuvent être innocents.

Et pourtant, ce n'est pas là le plus grave.

Ce qui est encore plus affligeant, c'est la protection dont bénéficieraient ces individus grâce aux autres branches du pouvoir. C'est ce qui permet d'ailleurs de parler d'une authentique mafia.

Mis au pied du mur, le gouvernement a répondu par une note du 5 mars 2014 du Commissariat général à la stratégie et à la prospective qu'il était impossible de comparer le prix des médicaments d’un pays à l’autre [3]. C'est aussi absurde qu'évidemment faux, et témoigne d'une coupable volonté d'enterrer un nouveau scandale.

Par ailleurs, la Commission économique des produits de santé (CEPS) [4] affirme que les prix qu’elle fixe « font référence » à ceux pratiqués en Europe. Là encore il s'agit d'un mensonge par omission, 30 % étant ajoutés à la « référence » pour déterminer le prix payé par les Français !

Plus de 90 % des médicaments sont inutiles

 

Serge Rader explique que seuls 3,5 % des nouveaux médicaments sont utiles, efficaces, et apportent une réelle plus-value thérapeutique par rapport à l’offre existante.

Cela signifierait que plus de 90 % des nouveautés depuis 25 ans sont des copies de produits existants qui ont pour seul objectif de faire grimper le chiffre d'affaire des laboratoires. Dans leur jargon, ces copies ont un nom : les « me too » (moi aussi).

Il cite le cas des prétendus « nouveaux » antidiabétiques oraux :

« Alors que la boîte de Metformine (soit le Glucophage de 1958), chef de file du traitement du diabète, coûte 4 euros en France – contre 2 euros en Italie –, les médecins prescrivent un groupe d’une dizaine de médicaments beaucoup plus chers, les gliptines, comme Januvia, Janumet, Xelevia, Velmetia, Onglyza…, tous à près de 43 euros la boîte ! [5] »

Or, ces médicaments sont classés comme n'apportant « aucune plus-value thérapeutique », ce qui n'empêche pas l'assurance-maladie de les rembourser pour plus de 500 millions d'euros.

Et on ose encore nous faire pleurer avec le « trou de la sécu »…

24 euros le médicament, contre 12,50 euros en Italie

Serge Rader cite aussi l'exemple du Plavix Sanofi, un antiagrégant plaquettaire, à 37,11 euros la boîte alors que celle-ci est vendue 18,23 euros en Italie.

Mis en cause dans une émission de télévision en 2013 (Pièces à convictions, sur France 3), les autorités ont fini par abaisser le prix français à 25,32 euros.

Le prix reste toujours plus élevé qu'ailleurs, mais ce n'est pas tout. Pour compenser, les autorités ont discrètement autorisé entre temps un médicament s’appelant Efient, sosie du Plavix mais beaucoup plus cher : la boîte vaut 52,86 euros !

Je peux aussi citer le cas du laboratoire américain Gilead qui vend le Sovaldi (son médicament contre l’hépatite C) 256 fois son prix de revient : la cure de l’antiviral coûtant 56 000 euros par patient alors que la fabrication des 84 comprimés coûte 200 euros environ.

Même en incluant tous les coûts de recherche possible, il est impossible d'arriver à un prix de vente pareil. Ce système n'est rendu possible que parce que le consommateur n'est pas le payeur, et que celui qui paye (l'assurance-maladie) paye avec l'argent des autres (les personnes soumises aux cotisations sociales obligatoires, à savoir nous tous) !

Le système de santé est corrompu à tous les niveaux

 

Ces marges colossales, réalisées sur le cadavre moribond de notre système de santé au bord de la faillite, permet malheureusement à l'industrie pharmaceutique de distribuer à pleines mains des subsides aux chercheurs en médecine, aux relais d'opinion et à la presse médicale, dont les prétentions à l'indépendance ne sont plus qu'une sinistre farce.

Pas un colloque, pas une manifestation médicale, peu de sociétés savantes qui ne soit sponsorisée par les laboratoires. Très peu de revues paraîtraient encore sans publicité ou parrainage de l'industrie pharmaceutique.

Tout cela est financé, bien malgré eux mais souvent sans qu'ils s'en doutent, par les assurés sociaux qui imaginent naïvement que les sommes de plus en plus faramineuses prélevées sur leurs revenus au nom de la « santé publique » financent effectivement la solidarité avec les plus démunis.

Il faut nettoyer le système de santé français

 

Serge Rader, la députée européenne EELV Michèle Rivasi, et le professeur Philippe Even, souhaitent lancer en France un opération « Mains propres sur la santé », sur le modèle d'une réforme menée en Italie.

Leur but est de fixer administrativement la rémunération des pharmaciens, lutter contre les conflits d'intérêt entre hauts-fonctionnaires, chercheurs et industrie pharmaceutique, imposer des baisses de prix sur les médicaments.

Personnellement, j'attends de voir ce que cela va donner.

Peut-on vraiment espérer un renouveau de notre système de santé de cette façon ? Ou va-t-on en réalité encourager des stratégies de contournement encore plus complexes, rendre les pratiques plus opaques et plus incontrôlables ?

Pour moi, la solution à tous ces problèmes est surtout entre nos mains.

Nous avons décidé de déléguer notre santé et le financement de notre santé, et nous en payons le prix.

Nous avons supposé que l'on pouvait confier à des « hauts responsables » les décisions qui touchent à notre corps, notre intimité, et les moyens financiers colossaux que nous consacrons à la santé.

Mais ceux qui se sont vu confier ce pouvoir extraordinaire n'ont pas résisté longtemps à en profiter un peu.

Puis un peu beaucoup. Puis énormément. Jusqu'à ce jour où c'est la foire d'empoigne généralisée. Les derniers incorruptibles, s'il en reste, sont en train d'être éliminés du ring.

Voilà pourquoi la solution est d'abord en nous. Elle est dans la connaissance de notre nature, du fonctionnement de notre corps, des remèdes éprouvés (qui sont souvent les moins chers et ne passent pas par le circuit des ordonnances/pharmacies), de nos besoins physiologiques, affectifs, et, oserais-je dire, spirituels.

Plutôt que d'attendre le grand soir où les méchants seront punis et où les gentils triompheront, je préfère continuer, tranquillement, à mettre toutes les chances de mon côté pour éviter d'avoir besoin des coûteux médicaments de ces messieurs.

Si ce chemin vous tente, cher lecteur, n'hésitez pas. Prenons-nous par le bras. Continuons à avancer ensemble. Et grâce à ce moyen merveilleux et gratuit qu'est le courrier électronique, continuons cette conversation constructive. Je vous écrirai très bientôt une nouvelle lettre avec de nouvelles solutions de santé naturelles, efficaces. Mais attention, je dois vous prévenir : ces solutions sont rarement aussi simples et faciles que d'avaler tout rond des pilules... Il faut accepter de lire, de réfléchir, et souvent de changer des habitudes ancrées depuis longtemps.

C'est sans doute la raison pour laquelle la santé naturelle ne sera jamais aussi populaire que l'autre. Malgré tout, nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience des enjeux, et cela fait drôlement plaisir.

À votre santé !


Mise à jour le Mardi, 09 Juin 2015 18:13
 
Ebola : enfin la vérité PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jean-Marc Dupuis   
Samedi, 21 Mars 2015 16:30

La Lettre Santé Nature Innovation par Jean-Marc Dupuis

Chère lectrice, cher lecteur,

Qui s’intéresse encore à Ebola ?

Plus grand monde apparemment. L’armée américaine est repartie le 26 février 2015 [1], et il n’y a plus aucun cas au Libéria depuis une semaine [2]. Ebola avait fait 4057 victimes au Libéria, pays le plus touché par l’épidémie [3].

Mais maintenant que la psychose médiatique est passée, la vérité commence à sortir.

Une vérité dérangeante.

Je vous avais promis de continuer à suivre l’affaire.

Vous n’allez pas être déçus. Ce que je vous raconte aujourd’hui, vous ne risquez pas de le lire dans Le Monde, le Figaro ou de l’entendre sur France-Info

Un cas d’école de psychose médiatique

Tous les jours, de septembre à novembre 2014, les journaux, radios, télés et sites Internet d’information nous ont expliqué à l’unisson que l’Afrique de l’Ouest était « ravagée », que les gens « tombaient comme des mouches », que les « cadavres jonchaient les rues », que « rien ne serait plus comme avant », que les « cultures locales étaient détruites », qu’il fallait plus de crédits, plus d’aide, plus d’argent, l’armée, les hélicoptères pour lutter contre la plus grave pandémie qui ait jamais menacé l’humanité.

Et puis… plus rien.

En quelques semaines, Ebola a presque disparu du paysage médiatique, sauf pour les passionnés comme moi qui continuaient à chercher activement des informations où ils pouvaient.

Des chiffres qui ne collent pas

Ebola m’a passionné dès le départ car, en faisant un rapide calcul, j’avais flairé quelque chose de bizarre.

On nous parlait de milliers de morts. D’une maladie qui tue 9 fois sur 10. Du pire virus qui ait jamais existé.

Mais les chiffres ne collaient pas.

8,7 millions d’Africains meurent chaque année de maladies [4].

La seule diarrhée tue, tous les jours, 2195 enfants [5].

Le paludisme tue chaque année de 1 à 3 millions de personnes [6].

Mais concernant Ebola, l’échelle n’était tout simplement pas la même.

On ne parlait pas de plusieurs milliers de morts par jour, comme pour les autres maladies, mais de plusieurs milliers de morts en tout, sur six mois d’épidémie (3338 morts du début de l’épidémie en avril 2014 jusqu’au 28 septembre 2014).

Aussi tragiques et consternants que soient ces décès, ils ne représentaient que 0,035 % du total. Soit à peine deux fois le nombre de tués sur les routes de France durant la même période.

Pourquoi une telle psychose ?

La fièvre hémorragique Ebola était paraît-il exceptionnellement dangereuse, car très contagieuse, nous assurait-on.

C’était faux.

Ebola n’est pas une maladie très contagieuse. Les spécialistes le savaient tous dès le départ. Elle ne se transmet que par contact direct avec les fluides corporels (vomis, sang, excréments) sur une plaie ou une muqueuse (œil, bouche, nez).

Vous ne pouvez pas l’attraper par simple contact comme une poignée de main d’un malade, et encore moins par l’air, comme la grippe.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) l’expliquait d’ailleurs elle-même sur son site :

« La transmission nécessite un contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques de la personne ou de l’animal infecté, vivant ou mort, autant d’expositions peu probables pour le voyageur lambda. [7] »

De plus, un virus change très difficilement de mode de transmission, même en cas de mutation. Il était donc hautement improbable que l’épidémie d’Ebola mute et se mette à se propager massivement.

Sylvain Baize, directeur du Centre national de référence des fièvres hémorragiques virales de l'Institut Pasteur à Lyon, l’expliquait dans la presse :

« Le virus Ebola ne pourra très probablement pas changer du tout au tout pour acquérir, de façon efficace et dans un court laps de temps, la capacité de se transmettre par voie aérienne. (…) On peut quasiment dire que ceux qui prédisent ou évoquent cette possibilité sont dans le domaine du fantasme. [8] »

Pourtant, à l’issue d’une remarquable campagne de relations publiques, l’OMS et les gouvernements occidentaux ont décidé d’engager des dépenses folles pour lutter contre Ebola, se chiffrant en centaines de millions de dollars [9].

Aujourd’hui, entre les dépenses des Etats-Unis, de l’OMS, de tous les pays européens, des gouvernements locaux et de toutes les organisations humanitaires, la dépense totale a été de 2,4 milliards de dollars [10].

On peut se réjouir d’un tel effort de solidarité, au niveau mondial.

Mais d’un autre côté, il faut se mettre à la place des populations locales.

Victimes de guerres atroces et de gouvernement corrompus qui les laissent se faire massacrer sans les défendre, elles voient leurs enfants mourir parce qu’il leur manque le minimum, de l’eau potable par exemple, un peu de vitamines, bref, quelques euros.

Ce qui a été dépensé pour Ebola représente, par contraste, plus de 230 000 dollars par personne décédée, l’épidémie ayant fait 9700 morts [11].

230 000 dollars représentent de quoi sauver 230 000 enfants de la diarrhée. Des associations humanitaires affirment en effet pouvoir sauver un enfant de ce fléau pour un seul dollar [12].

Cette somme permettrait aussi de soigner 4000 à 6000 personnes malades du paludisme.

Le médicament anti-palud bien connu (atovaquone et chlorhydrate de proguanil) permet de traiter la plupart des cas. Il coûte 11 à 17 euros pour un enfant, 45 euros pour un adulte [13].

Mais pour cela, il n’y a pas de budget.

Une pandémie mondiale évitée ?

Au moins tout cet argent dépensé pour Ebola aura-t-il permis d’éviter une pandémie mondiale, penseront certains.

Il est vrai que les chiffres annoncés par les autorités étaient angoissants.

Au mois de septembre 2014, les experts du Centre pour le contrôle des maladies des Etats-Unis avaient prévu que, au 20 janvier 2015, l’épidémie aurait touché 1,4 million de personnes au Libéria et au Sierra Leone [14].

En réalité, le nombre total de cas d’Ebola, sur l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, n’a été jusqu’à présent que de 22 894 cas. Il ne s’agit pas du nombre de décès, mais du nombre de personnes touchées.

Depuis quasiment un an que sévit la « pandémie » dans une zone qui compte 21 millions de personnes, cela représente 1 personne sur 10 000. Un nombre à comparer avec celui des malades du choléra en Haïti en 2010, qui a touché 700 000 personnes [15], sur une population deux fois moindre, soit 1 personne sur 15 [16].

Pour Ebola, les « experts » se sont donc trompés de 70 000 % dans leurs prévisions à 4 mois.

Oui, j’ai bien écrit 70 000 %, avec cinq chiffres.

Si bien que, selon un article paru le 1er février 2015 dans le New York Times :

« Les experts essayent de comprendre comment la maladie, qui a défié les prédictions inquiétantes des meilleurs chercheurs du monde sur les maladies infectieuses, semble être en train de disparaître d’elle-même à une vitesse surprenante.[17] »

Mais la conclusion qui s’impose aujourd’hui, le New York Times nous la donne en détails dans un article qui vient de sortir [18].

Au Libéria, ce ne sont absolument pas les organisations internationales qui ont causé le reflux de l’épidémie :

« Le plus grand changement est venu des précautions prises par les locaux eux-mêmes. »

« Sans aucune aide extérieure, ou le minimum, ils ont installé des lieux pour se laver les mains aux endroits stratégiques » (en fait, des seaux avec de l’eau javellisée, NDLR).

« Ils ont repéré les malades et les morts. Beaucoup ont aussi placé sous quarantaine les familles malades et restreint les visites de personnes extérieures. »

Et qu’en est-il des hôpitaux construits en urgence pour accueillir les malades ? On apprend dans le New York Times que :

« Quelques rares cliniques gérées par des Libériens ou des associations caritatives ont ouvert, mais la forte baisse du nombre de malades s’est produite un bon mois avant que les centres construits par l’armée américaine n’aient accueilli leur premier patient ».

Comment la population locale a-t-elle réussi à gérer, sans hôpitaux ?

C’est bien simple :

« Les gens chez eux ont commencé à mieux se protéger, se couvrant les bras avec des sacs en plastique pour soigner les membres malades de leur famille. Cet équipement (les sacs plastique) a reçu le sobriquet de PPE Libérien. »

PPE est le nom des tenues imperméables complètes (personal protective equipment) et moult fois montrées à la télévision car très spectaculaires pour les caméras.

Mais ces images n’étaient pas du tout représentatives de la réalité : tandis que les journalistes de CNN et de LCI filmaient les humanitaires équipés à l’occidentale, l’immense majorité des Africains se débrouillait courageusement avec les moyens du bord, comme d’habitude.

Ils utilisaient des sacs plastique, qui ont suffi à les protéger dans bien des cas. On peut supposer bien sûr qu’il y aurait eu encore moins de contamination avec des PPE, mais heureusement qu’ils n’ont pas attendu pour se défendre comme ils le pouvaient !

Mais comme les Africains ne veulent pas faire de peine aux Occidentaux qui ont voulu tout organiser chez eux pour les sauver d’Ebola, ils ont trouvé les mots qui font chaud au cœur :

« La réaction internationale a aussi été vitale, ont déclaré les officiels Libériens. (…) Même si la plupart des lits sont arrivés trop tard et sont restés vides, le fait de voir le monde accourir à nos côtés a apporté un fort soutien psychologique à une population en détresse. » (c’est moi qui souligne)

Autrement dit, « vous n’avez servi à rien sur le plan pratique mais enfin, ça nous a fait sacrément plaisir que vous soyez venus ! »

« C’était la première fois dans l’histoire de notre nation que nous avons vu de vrais soldats américains débarquer sur notre sol, a déclaré le président du Libéria, Ellen Johnon Sirlezaf. Vous ne pouvez pas imaginer la différence que cela a fait dans les espoirs des gens. Cela les a inspirés à faire plus. »

À 2,4 milliard de dollars, ça fait cher l’inspiration mais, quand on aime, on ne compte pas !

Le son de cloche est toutefois moins joyeux dans le pays d’à côté, la Sierra Leone. Selon un autre article du New York Times [19] :

« En Sierra Leone, les habitants ont aussi pris les choses en main eux-mêmes, critiquant leur gouvernement et la Grande-Bretagne, leur ancienne puissance colonisatrice, pour une réaction lente et désorganisée. »

Des centres pharaoniques sont construits en pure perte :

« Sur une colline en dehors de la capitale, les arbres ont été abattus et remplacés par des hectares de gravier lisse : le nouveau centre de traitement Ebola semble tout avoir. Il y a des sols en caoutchouc rose, des bottes en latex blanc, des salles de bain qui sentent l’Ajax, des panneaux solaires, une pharmacie, et même une hutte au toit de chaume pour se détendre.

Une seule chose manque : le personnel. L’établissement a récemment ouvert mais il n’y a pratiquement personne pour y travailler. Dans une zone particulièrement durement touchée par Ebola, où les gens meurent chaque jour parce qu’il n’y a pas de clinique, 60 des 80 lits à la clinique Kerry ne sont pas utilisés. »

Cette absurdité digne de l’Union Soviétique n’est malheureusement pas une exception :

« La moitié des patients de certaines cliniques créées d’urgence pour Ebola ne sont même pas malades d’Ebola, mais il est si long d’obtenir des résultats d’analyse sanguine qu’il restent là des jours et des jours, occupant les lits de personnes dont la vie est en danger, et augmentant fortement leur propre risque d’attraper le virus en restant là.

Même une fois que les patients sont guéris, beaucoup de centres de traitement retardent leur départ de la clinique de plus d’une semaine jusqu’à ce qu’il y ait assez de gens guéris, parfois des dizaines, pour pouvoir faire une grande cérémonie d’adieu pour tout le monde – ce qui, encore une fois, prive de lit des personnes qui en auraient désespérément besoin. »

Et malgré cette confusion lamentable, les habitants, sur le terrain, font contre mauvaise fortune bon cœur. Ils ont pris, eux, les mesures nécessaires, et simples, avec les moyens du bord, qui ont réellement permis d’enrayer l’épidémie.

« Les écoles ayant fermé, ce sont les enseignants licenciés qui sont allés suivre la diffusion de la maladie, certains villages ont créé des centres d’isolation informels (comprenez, un enclos où ils mettaient les malades pour les empêcher de sortir), et les habitants de certains quartiers ont installé des barricades, prenant la température des personnes qui y entraient.

La cavalerie n’arrivait pas », dit David Mandu Farley Keili-Coomber, le chef de la tribu Mandu du Sierra Leone est. “C’était nous la cavalerie.” »

Et voilà.

Les Land Rovers équipés de téléphones satellite des humanitaires occidentaux repartent, les avions redécollent vers l’Europe et les Etats-Unis. Ils n’auront pratiquement servi à rien, mais cette affaire aura permis de vendre un sacré paquet de journaux, de faire monter l’audimat pendant des mois sur les télévisions et radios, et à un certain nombre de dirigeants politiques et hauts fonctionnaires internationaux de se présenter une nouvelle fois comme les « sauveurs du monde ».

Elle aura donné à des centaines de millions d’Occidentaux blasés un vrai frisson, l’impression délicieusement inquiétante qu’enfin, quelque chose de terrifiant va peut-être arriver.

Il y a bien sûr un gagnant

Enfin, et surtout, on a assez entendu parler d’Ebola pour que personne ne se choque que l’industrie pharmaceutique engage maintenant des campagnes massives de vaccination en Afrique, et la diffusion de nouveaux médicaments prétendument miracles.

Le fait que l’épidémie ne touche plus que quelques centaines de personnes n’empêche pas certains de miser sur la vente de millions de médicaments, financés par la généreuse « communauté internationale » (vos impôts), dont les fonds atterriront directement sur les comptes des compagnies pharmaceutiques.

L’efficacité reste purement hypothétique :

« Les premiers essais se sont révélés encourageants et offrent l'espoir d'être mieux armé contre la fièvre hémorragique », explique le journal Sciences & Avenir le 6 février 2015, dans un article intitulé « Ebola : enfin un médicament efficace contre la maladie ? [20] »

Notez bien le prudent point d’interrogation à la fin du titre.

Car dans l’article il n’y a aucun chiffre, ce qui est très curieux puisque des études scientifiques ont été réalisées sur des malades. On parle de résultats « plutôt positifs », de « guérison accélérée » mais on prend soin de rester complètement flou, pour éviter les remises en cause et les critiques.

Je parle bien de ces mêmes journalistes qui, concernant la vitamine D ou les oméga-3, sont toujours prompts à contester la validité des études et à exiger, avant d’en dire du bien, de nouveaux résultats venant confirmer la confirmation de la confirmation…

Par contre, ce qui n’est pas flou, c’est que le médicament anti-Ebola, lui, est « déjà commercialisé au Japon », et que « le producteur japonais assurait ainsi fin 2014 disposer de "réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes" » [21].

Gageons que, d’ici peu, ce sont des millions de doses, achetées au prix fort, qui arriveront en Afrique. Et si ce n’est pas cette firme, c’en sera une autre.

Heureusement, pendant ce temps, la vie en Afrique, elle, continue.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

PS : Voilà plusieurs mois que je vous parle d'Ebola. Pour lire ou relire mes lettres précédentes, je vous invite à vous rendre sur les liens ci dessous :

Mise à jour le Mardi, 09 Juin 2015 18:14
 


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