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C.21. Vaccins - VACCINATION CONTRE LA GRIPPE PDF print email
Written by Administrator   
Saturday, 28 November 2009 19:17

VACCINATION CONTRE LA GRIPPE

Une banalisation excessive; interférences avec le test du SIDA

La grippe est, dans la plupart des cas, une affection bénigne.

Dans certains cas, elle peut être la source d'effets secondaires graves chez certaines personnes. Il s'agit, avant tout, des personnes atteintes par certaines maladies respiratoires, ou certaines cardiopathies. Il s'agit aussi, parmi les personnes de plus de 65-70 ans, de celles qui présentent un état physiologique fragilisé. C'est donc uniquement dans ces trois cas que la vaccination anti-grippale est officiellement et raisonnablement recommandée.

Depuis plusieurs années, les indications de cette vaccination ont été galvaudées pour des raisons qui relèvent d'opérations de marketing, et souvent en raison d'une position très ambiguë des employeurs et de la médecine du Travail. Vouloir limiter ainsi l'absentéisme secondaire aux infections hivernales relève de l'utopie, puisque la plupart des angines, bronchites, sinusites et otites ne sont pas dues au virus de la grippe ! De toute façon, combattre l'absentéisme n'a jamais été le but d'un vaccin. Rappelons, une fois de plus, qu'une vaccination se justifie pour limiter l'incidence, au delà d'un certain seuil, d'apparition des formes graves d'une maladie donnée dans la population.

L'efficacité de cette vaccination chez les personnes à risque, par contre, est probante. Concernant cette efficacité, il importe de faire quand même une réserve. Le virus de la grippe subissant de fréquentes mutations, le vaccin utilisé correspond toujours à la souche de l'année précédente. Si une mutation conduisait à l'apparition d'une souche très virulente responsable d'une épidémie grave, comme cela ne s'est pas produit depuis plusieurs dizaines d'années, ce vaccin n'aurait donc qu'une efficacité très limitée.

Enfin, il faut savoir que la vaccination anti-grippale peut interférer avec le résultat du test du Sida. En effet, une étude a montré que 0,6 à 1,7% des personnes vaccinées durant l'hiver 1991 avaient eu un résultat positif sur les tests élisa de dépistage pour le VIH, ainsi que pour un autre rétrovirus (HTLV-1), et pour le virus de l'hépatite C. Les tests de confirmation ont infirmé toute contamination de ces personnes. Cette " fausse " séropositivité se maintient cependant durant 2 à 5 mois, et parfois plus, et persiste beaucoup plus longtemps pour le virus de l'hépatite C, laissant planer une incertitude sur le caractère bénin de ce phénomène (Mackensie W.-R. et coll., J.A.M.A., 1992, 268, 8, 1015).

Il nous a paru important de signaler ce fait, dans la mesure où cette vaccination est galvaudée, que cette publication semble être peu connue de la communauté scientifique et, surtout, des médecins prescripteurs et du public. Il nous paraît cependant difficile d'imaginer que l'information ait été ignorée des laboratoires pharmaceutiques!


Drs J. Avicenne
Conseillers médicaux de POSITIFS


Last Updated on Friday, 19 March 2010 21:29